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SNCB -
Cette locomotive de type Atlantic (2-2-1)
12.004 est, pur hasard, la seule des six qui a échappé à la démolition
et qui
fait à présent partie du matériel musée de la SNCB.
Encore petit adolescent, j’ai pris cette photo vers 1949-50 sous la conduite de mon père et avec son appareil, un Rolleiflex de 1929-30 (que je possède toujours), à Bruxelles Nord :
l’ancienne
gare du Nord, côté rue du Progrès, pour
ceux qui connaissent Bruxelles…
Il
s’agit donc d’une petite série de six locomotives
construites à la veille de la 2ème guerre mondiale et qui
pouvaient
atteindre 160 km/h avec des trains express légers.
Elles
ont roulé sur les principales lignes au départ
de Bruxelles mais davantage entre Bruxelles et Ostende, ligne au profil
facile : terrain plat et trajet presque rectiligne.
A
partir de 1949, les grandes lignes ont été peu à peu
électrifiées, tant et si bien que ces belles machines ont terminé leur
existence entre Bruxelles, Tournai et Lille, seule ligne de l’étoile
autour de
Bruxelles qui n’avait pas encore été modernisée au début des années 60.
Sur ma photo,
la première voiture est évidemment un wagon-lits de la CIWL, le
monogramme au
milieu de la voiture est bien visible, de même qu’on devine les
lamelles de
verre permettant une aération sans dérangement excessif du voyageur.
La 12004, heureusement conservée, a été remise en
état
de marche pour le cent-cinquantième anniversaire du chemin de fer en
Belgique
en 1985.
Elle a depuis lors subi une nouvelle avarie
importante
et il semble peu probable qu’elle soit encore réparée et révisée, au vu
de la
situation financière de la SNCB.
Les pièces défaillantes doivent être refaites une par une.
Une superbe locomotive, admirablement profilée et qui a d'ailleurs, en
son temps, battu le record de vitesse.

- SNCB -
Il s’agit ici de la 29.013, unique survivante
d’un lot de trois cent locomotives fournies par l’industrie américaine
et
canadienne en 1946 et 47. Cette machine
assura le dernier train pour voyageurs à vapeur en 1966 et a ensuite
circulé en
tête de nombreux trains touristiques jusqu’à son retrait forcé pour
chute de
timbre et chaudière hors d’usage dans les années 90.
Comme
il n’y avait plus d’atelier en Belgique pouvant
effectuer une grande révision (et de grosses réparations), elle a été
envoyée
aux fameux ateliers de Meiningen en Allemagne, en trois parties
réparties sur
des wagons plats… Et les
techniciens
allemands, après démontage, ont informé la SNCB que la chaudière
n’était
absolument plus réparable !
Ils
ont finalement trouvé une chaudière dans un état
valable et qui pouvait être révisée, adaptée et montée sur cette
locomotive, ce
qui n’était pas évident au départ.
La
29.013 est, après plus de deux ans d’absence,
rentrée en Belgique sur ses roues et toute pimpante et a repris du
service
touristique un peu partout en Belgique.
Faut-il
préciser que sa remise en état, compte tenu de
ce problème de chaudière, a fait exploser le budget initialement
convenu, au
grand dam des services financiers de la SNCB.
J’ai
pris cette photo à Libramont en 1985 (ligne 162
Bruxelles – Luxembourg), à l’occasion d’un voyage pour le 150ème
anniversaire.
La machine est
là dans une situation délicate car la plaque tournante s’est malencontreusement bloquée…
il a fallu trouver un gros câble d’acier
attaché à une extrémité du plateau d’une part, à une locomotive Diesel de manœuvre sur une voie toute proche
d’autre part, pour contraindre le
plateau à pivoter jusqu’au bout de sa course. Le câble s’est rompu et
aurait pu
tuer quelqu’un à proximité mais tout s’est finalement bien terminé et
la 29.013
a pu être libérée de sa fâcheuse position et rentrer à Bruxelles avec
son
train… et avec deux bonnes heures de
retard.
Cette machine pour trafic mixte est une : 1-4-0,vitesse maximale
: 96 km/h.

- SNCB -
Dans les années 50, début du développement de
l’électrification du réseau belge (en 3000 Volts continus puisqu’une
première
ligne Bruxelles-Anvers avait été électrifiée selon ce procédé en 1935
et une
deuxième de Bruxelles à Charleroi en 1949-50), après avoir testées.
Deux
petites séries de trois locomotives prototypes et
avoir acheté une première série de 20 locomotives d’inspiration
française, la
SNCB passa commande à l’industrie belge de 80 locomotives de type Bo-Bo
pour
trafic mixte, vitesse maximum de 125 km/h aptes à la remorque des
trains
rapides de l’époque mais également de trains de marchandises.
Ce
fut la série 122, plus tard dénommée 22.
Les
derniers exemplaires de ces robustes machines ont
été mis à la retraite il y a peu, après plus de 50 ans de bons et
loyaux
services.
Sur
cette photo, un train international tracté par la
122008 et venant d’Ostende arrive en gare de Bruxelles Nord en juillet
1966, après
avoir traversé le centre de la ville sur des voies surélevées de part
et
d’autre d’un tunnel, Bruxelles étant une ville au profil assez
accidenté :
la jonction Nord-Midi.
La
locomotive tire 7 voitures jusque Aachen, première
ville derrière la frontière allemande dont la gare est munie de deux
voies
commutables.
La
première voiture est belge, 1ère classe et
buffet construite en 1951 et
limitée à Aix-la-Chapelle (Aachen).
A
Cologne, 60 km plus loin, les quatre voitures
suivantes, autrichiennes (dont un fourgon) seront acheminées vers
Munich,
Salzbourg, Villach et la Yougoslavie de l’époque.
Les deux dernières seront séparées à Cologne, respectivement un WL
soviétique
Ostende-Moscou via Berlin et Varsovie, et une voiture SNCB 1ère et 2ème
classe vers Varsovie.

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SNCB –
Une locomotive de cette même série 122 en tête
d’un train Liège–Bruxelles–Ostende passe à Neerpede en direction de
Gand,
Bruges et Ostende.
Le train, entièrement composé de matériel SNCB poiur trafic intérieur,
a quitté
Bruxelles Midi depuis sept ou huit minutes.

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SNCB / NS –
A Bruxelles Midi, une automotrice
Benelux prête à repartir vers Amsterdam, via Anvers, Dordrecht,
Rotterdam et La
Haye.
Ces automotrices bi-tension (1500
V continu pour les Pays Bas, 3000 V pour la Belgique) ont été
fabriquées
conjointement par les deux pays :
Pays Bas pour la carrosserie,
l’aménagement et la partie mécanique, Belgique (ACEC) pour toute la
partie
électrique.
En service régulier, elles n’ont jamais quitté
cette ligne
Bruxelles–Amsterdam (240 km), sauf détournement provisoire pour
accidents ou
travaux.
Ces automotrices ne
comptaient
que deux voitures mais elles pouvaient circuler en unités multiples
jusqu’à
quatre unités doubles.
Je ne me
souviens pas avoir vu un train aussi long mais j’ai souvent vu jusqu’à
trois
unités accouplées.
Sur la photo, deux unités doubles. Pas
d’intercirculation possible, gros handicap pour les
contrôleurs. Ce matériel est
apparu
vers 1958, si je me souviens bien, et a disparu depuis bien longtemps,
remplacé
par deux générations successives de trains remorqués (ou poussés), les
voitures
étant le plus souvent fournies par les NS,les locomotives
toujours belges (et
bi-tension).
On attend la mise en service sur la nouvelle LGV entre Anvers et
Amsterdam (utilisée depuis décembre 2009 par les trains Thalys) de
matériel
spécifique de construction italienne, voitures remorquées par des
locomotives
Siemens tri-courant, pouvant donc également circuler sur la LGV à 25000
Volts.
Ces trains assureront un service rapide
intervilles avec vitesse maximum jusqu’à 250 km/h, toujours entre
Bruxelles et
Amsterdam.

-
SNCB -
En août 1966, quelques
secondes avant la photo que j’ai insérée dans ma première série
de photos de
« Vieux cartons », voici la même locomotive 160.021 passant
sous le
pont
à la sortie de la gare de Aachen
(sur l’autre photo, elle vient de passer sous le pont…)
et qui démarre
donc vers la Belgique : Welkenraedt – Verviers – Liège – Louvain –
Bruxelles – Gand -Bruges et Ostende, environ 250 km en plus des 60 km
déjà
parcourus depuis Cologne,
point de départ.
J’aime assez cette photo (toutes mes
photo N/B ont été prises avec un vieux Rolleiflex
de 1929-30 environ, sans
aucun automatisme), avec la caténaire allemande en relief et un angle
de prise
de vue assez particulier.
A propos de
cette série de locomotives, qui ont aussi bien circulé vers l’Allemagne
que
vers Paris ou Amsterdam (en Allemagne, elles ont en de rares occasions
atteint
Düsseldorf
vers le Nord et Coblence vers le Sud de Cologne),
je dois ajouter
qu’elles ont également circulé jusque Spiez, en Suisse,
via Luxembourg –
Strasbourg – Bâle et Berne.
Ceci a duré
quelques années mais les Suisses ont finalement invoqué des
perturbations
électriques
pour mettre fin à l’intrusion de locomotives belges aussi
profondément
à l’intérieur de leur pays.
A l’époque, l’interpénétration de locomotives
électriques était rarissime alors que c’est devenu
très courant depuis une
quinzaine d’années, non sans de nombreuses réticences
ici et là et malgré la
technologie poussée des nouvelles locomotives polycourant.
En dehors de la ligne
Paris-Bruxelles-Amsterdam et Ostende Cologne, il y a eu le T E E Rae
suisse à
partir de 1961, en matériel électrique s’entend.
Alors que l’Europe se construit
lentement depuis une cinquantaine d’années,
l’Europe ferroviaire s’est
développée encore plus lentement, chaque pays concevant des systèmes de
signalisation et de sécurité propres, incompatibles avec les pays
voisins.
A l’exception de l’Allemagne et de
l’Autriche dont l’entente, sur ce point,
est probablement due à … Hitler.
Heureusement que, fin 19ème siècle et en dehors de la
péninsule
ibérique et de la Russie
qui voulaient avoir des voies différentes pour raisons
stratégiques,
on a tout de même passablement unifié l’écartement des rails,
les
profils, les systèmes de freinage, heureusement… !!
Et tout cela le plus souvent pour des
raisons de prestige ou déprotectionnisme commercial.
Assez récemment, les CFL,
petit réseau s’il en est, ont mis en service un système de sécurité
« personnalisé », de même d’ailleurs que les NS.
Il y a maintenant des
locomotives qui disposent de huit à neuf systèmes de lecture de
signalisation,
tout cela coûte un prix vertigineux, est extrêmement sensible et
fragile et
n’a
tout de même pas empêché un certain nombre d’accidents.
A présent, le système
européen de signalisation et de sécurité, compatible avec
un maximum de
réseaux, est tellement sophistiqué que le coût en est devenu absolument
prohibitif.
Il n’équipera jamais que
les grandes lignes principales.

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DANEMARK - (photo 7)
Le Danemark a, tout comme la Suisse,
conservé un grand nombre de compagnies privées
de chemins de fer.
Si la Suisse a
gardé jusqu’à nos jours une bonne part de ses compagnies, celles du
Danemark
ont quasiment toutes disparues au cours des années 70-80, soit reprises
par les
DSB,
soit converties au trafic routier.
En septembre 1961, voici trois photos successives de très
anciens
matériels de fabrication danoise.Même à l’époque, c’était déjà du très,
très
vieux matériel totalement dépassé et datant, je crois, du tout début
des années
30, peut-être même encore un peu antérieur.



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ÖBB -
Wien Westbahnhof – Une Bo-Bo légère série
4060 démarre avec un train régional
vers Sankt Pölten, le train est composé de
9 voitures à deux essieux.
Nous sommes
à l’automne 1970, ces voitures à deux essieux modernisées et
métallisées
étaient encore légions sur le réseau autrichien.
Les locomotives de cette série
4060, construites peu avant 1960 en Autriche,
ont connu une carrière en deux
temps.
Dans leur première vie, il s’agissait de locomotives disposant, à
côté
du compartiment moteur, d’un espace fourgon pour bagages, paquets et
vélos et
remorquant des trains locaux et régionaux.


Commentaires (7)
1. Tommy Nilsson 06/03/2012
Hello
I would like to get in touch with Mr. Jean-Jacques Barbieux. Can I have his mailaddress or can you forward this mail to him - thanks.
Tommy Nilsson
Webmaster
Jernbanen.dk
Svenska-lok.se
2. Jean-Jacques 23/07/2011
Réponse au dernier message de Julien du 8 juin 2011
A ma connaissance, le Tauern Express, qui a eu diverses destinations toujours au delà de l'Autriche vers la Yougoslavie, circulait en fin de soirée et passait à Bruxelles après 22 h. Le train que j'ai photographié à Bruxelles Nord a été créé dans le courant des années 60, me semble-t-il, et passait à Bruxelles entre 18 et 19 h.
Quant au Tauern Express, il était jumelé avec la section belge du Nord Express, avec WL et voiture 1-2 Ostende-Copenhague, rejoignant le Nord Express venant de Paris à Cologne
(ou Aachen, suivant les années), la plus grande partie du train roulant d'Ostende vers Salzbourg, Klagenfurt et au delà.
3. Julien 08/06/2011
"...A Cologne, 60 km plus loin, les quatre voitures suivantes, autrichiennes (dont un fourgon) seront acheminées vers Munich, Salzbourg, Villach et la Yougoslavie de l’époque.
Les deux dernières seront séparées à Cologne, respectivement un WL soviétique
Ostende-Moscou via Berlin et Varsovie, et une voiture SNCB 1ère et 2ème classe vers Varsovie...."
Il me semble que ce train était un jumelage du Tauern-Express (Ostende-Split) et de l'Ost-West-Express (Ostende/Paris-Moscou), à vérifier toutefois...
Quelques liens très intéressants :
http://germanrail.8.forumer.com/viewtopic.php?t=2423
http://www.vonderruhren.de/aachenbahn/seiten/d218.php
http://www.drehscheibe-foren.de/foren/read.php?31,5009948
(Désolé c'est plus époque IV, mais c'est mieux que rien...)
http://www.lrpresse.fr/trains/album_mod/upload/grandes/0f729221c5160f83ee015ddddbab678d.jpg => Le Tauern Express en 1968 avec SVP une type F CIWL !
4. Julien 31/08/2010
Pour la WLAB Soviétique sur le parcours Moscou-Rome, on trouve sur ce site des informations intéressantes :
http://trains-worldexpresses.com/500/512.htm
Soviet RIC type sleeper Rome - Moscow for the Simplon-Express (NB : 220/221 Paris-Beograd), Venice, April 1971 (WS) : http://trains-worldexpresses.com/500/512-10m.JPG
5. Jean-Jacques Barbieux 29/05/2010
Merci à M. Savary pour ses commentaires. C'est vrai que les voitures soviétiques avaient un aspect très différent des voitures russes actuellement en service vers l'Europe occidentale. Le nouveau matériel,
fabriqué en Allemagne, est totalement "occidentalisé". En 1960, à Vienne, j'ai vu et visité une voiture-lits soviétique d'un nouveau modèle (pour l'époque) qui allait assurer une liaison Moscou-Rome inexistante jusqu'alors, via Vienne et Venise. La voiture était exposée en gare de Wien Ostbahnhof et, pour l'occasion, une photo de cette voiture était distribuée. Je la scannerai un de ces jours...
Au musée des DSB à Odense, la locomotive M 1209 du FFJ n'était pas encore exposée lors de mon dernier passage en 2000 ou 2001. Mais c'est bien une machine à moteur thermique et non à batterie.
6. Pierre R Savary 29/05/2010
Que de souvenirs de ma prsence sur les quais de Bruxelles Nord et Midi lors de mes 3 annees dans cette ville . Les voitures russes etaient ressenties a l'epoque comme une sorte de vehicule d'un autre monde .
7. Pierre R Savary 29/05/2010
Bonjour . La locomotive a ete remise en etat et est visible au musee des DSB . A ma connaissances , c'est une locomotive a batteries . Pour l'imagination en couleurs , je precise qu'elle est de couleur rouge assez vif . Pierre R ( CPH )