Transsibérien:10ème et dernière partie

Transsibérien 10 NV

10ème et dernière partie : Pékin Railway Station

Terminus à 10 063 km de la Gare de Luxembourg

Après presque 1/3 de la circonférence de la planète bleue voici le terminus et la fin du voyage.

Les chemins de fer Chinois sont pharaoniques, la taille des convois marchandises jusqu'à 12 000 tonnes de minerai avec 6 machines doubles en UM, la taille et l'architecture du terminus TGV des JO (ou la nouvelle gare de Liège Guillemins semble un modèle HO sur un réseau modulaire), les projets d'extensions au départ de la gare de Lhassa au Tibet, les futures extensions du réseau Chinois, tout dépasse notre cadre Européen.
En Chine les mouvements de masse dans les différentes gares relèvent du gigantisme aussi, bien plus encore qu'en Russie, mais il est vrai que ses pays ont misés sur le rail et le camion n'est encore qu'une extension du rail, les investissements ne passent que de manière parcimonieuse pour la route.

Les réseaux routiers ne s'étendent que dans les
développements urbains des villes.
La rigueur et l'organisation des chemins de fer Chinois est quasi militaire, les douaniers se présentant en escouade sur les quais de gare pour accueillir les passagers.
Nous avons retrouvés l'écartement "standard", mais le matériel ressemble au matériel russe,
Siemens et Alstom sont toutefois très présents.
Péking est une ville très agréable, les très larges boulevards sont parsemés de buildings très esthétiques et très modernes, vous ne vous sentirez jamais écrasés par la ville.
 
Malheureusement les Hutongs disparaissent de plus en plus au détriment des profits immobiliers, les transports en commun sont très organisés et très présents dans toute la ville, mais le métro vous fera gagner énormément de temps.
Ce voyage fut mythique à plus d'un titre, pour les passionnés du rail et de l'aventure je ne peux que vous le recommander.

Sachez toutefois faire abstraction de l'hygiène qui parfois fait défaut dans les trois pays traversés, toutefois je n'ai jamais été malade même en buvant l'eau, la vodka et l'alcool de riz local, le froid conserve


Changement de bogies à Erlian

         

Compartiment de 1ère classe, Couloir de 1ère classe chinoise, Couloir de 2ème classe, Voiture restaurant avec Sonya et Mathias

         

Gare de Jining, Campagne le long de la ligne,
Ligne du trafic marchandises parallèle à la ligne voyageurs, Machine électrique double.

         

         

Montagnes avant Pékin, Campagne chinoise.

         

Beijing Railway Station

         

Terminus !

Cité interdite

         

         

         

         

         

        
Chinoise look Japan

Place Tienanmen

         

Relève de la garde à la Cité Interdite

         

         

Bain glacé à la "viking", Tour de l'horloge, Près de la Tour de l'horloge

         

Grande Muraille Simatai

         

         

         

         

Le Palais d'Eté

         

         

Métro de Pékin, Station Dengshikou

         

Hutong à Pékin, La nuit Place Tienanmen

         

J'ai pu compter sur l'efficacité de ma compagne Cécile, voyage mythique s'il en fut et terminus d’un périple de plus de 12 000 km,
Que dire de ces cheminots de l’impossible,  au poste jour et nuit, qui dans des conditions d’une extrême dureté entretiennent et réparent cette titanesque construction humaine. Un historien français disait de la construction du transsibérien à l’époque des pionniers que l’équivalent aujourd’hui serait de construire une ligne de chemin de fer sur la lune.
Que dire de ces bâtisseurs de cathédrales modernes, de Tolstoï qui le prenait régulièrement, la poésie d’un Jack London, d’un Kerouac ne peuvent que nous donner une approche des souffrances des dangers  de tous ses aventuriers, constructeurs et cheminots qui prennent de vrais risques dans ces conditions extrêmes.
 

FIN

 

 

Photos et commentaires : Christian VANKEER
Marquage des photos et mise en page : Nicole POURRIERES

Commentaires (2)

TERZIBACHIAN jacques
  • 1. TERZIBACHIAN jacques | 05/07/2010

Bravo tous mes compliments.
Magnifiques reportages qui m'ont permis de me rémemorer les récits que mon père me contait de son périple en...1917.
Merci encore.

J.T.
MARSEILLE.

Bernard

Splendide reportage, qui mériterait un autre écho.
Tant de charmes et d'humanité dans le viseur du photographe et la plume de l'écrivain...

Merci.

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