La Gare de Barcelone

La Gare de France à Barcelone

 

L’agglomération de Barcelone compte plus de 5 millions d’habitants, qui se déplacent en bus, tramway, métro ou train.

Sur les 11 gares de Barcelone, presque toutes coïncident avec des stations de métro, et sont donc souterraines. Seules 2 grandes gares accueillent des trains autres que de banlieue ou régionaux : Barcelona Sants (où arrivent actuellement les TGV Duplex français, depuis Décembre 2013), la plus importante, à l’ouest de la ville, et la Estació de França (Gare de France en catalan), à l’est, en bord de mer. Une troisième gare, Barcelona Sagrera, dédiée aux TGV, au nord de la ville, chantier colossal, devait être terminée en 2016, mais l’ouverture est repoussée à 2019 (en principe).

La gare de Barcelona Sants, commencée dans les années 1970, dépasse maintenant l’ancienne gare centrale Estació de França. Tous les quais (14 voies) sont souterrains, seuls l’accueil et les espaces de vente sont en surface. La sécurité y est digne de celle d’un aéroport important ; on n’accède qu’au quai où se trouve son train, après vérification du billet et scan des bagages en surface. Les amis ou accompagnateurs restent en surface.

La Estació de França fut construite au XIXème siècle pour accueillir les trains venant de France, puis reconstruite et rouverte pour l’Exposition internationale de 1929, puis fermée pour rénovation pendant 4 ans pour rouvrir pour les Jeux olympiques de 1992. Toutes les voies sont en surface, sous une verrière en légère courbe. C’est la seule gare de surface de la ville. Ses deux bâtiments monumentaux en forme de U entourent les 12 voies. Cette gare mesure 195m de long et 29m de haut.

 

 

Dans ces deux gares principales, la majorité des voies est à l’écartement ibérique (1668mm), seules celles utilisées pour les TGV et certains AVE (Alta Velocidad Espanola) sont à l’écartement standard UIC (1435mm). Ceci dit, sur les lignes intérieures à vitesse et charge normales, il arrive que les voies soient à 3 files de rails lorsque l’armement au sol peut le supporter, ce qui permet d’y faire circuler des matériels des deux écartements.

La façade sur la rue n’est pas particulièrement agréable à l’œil …

 

         

 

Par contre, le hall d’entrée, orné de marbre, bronze et cristal, retient l’attention.

 

         

 

 

On y trouve bien sûr les machines habituelles

 

                   

 

Mais il y a aussi des guichets humains

 

         

 

L’enceinte des quais est plus sobre

 

         

 

Lorsqu’on entre sur les quais (Andenes) par la grande porte centrale, on ne peut pas manquer cette maquette de la gare.

 

         

 

 

Matériels de banlieue, régionaux, et rames Talgo cohabitent. Le Alvia visible sous Renfe sur les rames Talgo est le nom commercial du service à grande vitesse de la Renfe (en Juillet 2013, c’est un Alvia qui a déraillé aux abords de la gare de Saint-Jacques-de-Compostelle, vous vous souvenez peut-être de cette catastrophe).

 

         

 

         

 

         

 

         

 

Les Rodalies Barcelona (Cercanías Barcelona en espagnol) desservent avec 13 lignes les banlieues proches et lointaines.

 

         

 

         

 

Motrice RENFE série 252 AVE, 4 moteurs triphasés asynchrones, puissance 5 600kw. Loco dérivée du prototype 120-001 de la DB, famille Eurosprinter. construite par un consortium Siemens, Krauss-Maffei, Henschel en 15 exemplaires pour les lignes à grande vitesse, différents des 60 autres locos construites. Integria est la branche de la Renfe qui fabrique, transforme et assure la maintenance des matériels.

 

         

 

Les Brunel Awards (de I.K.Brunel, ingénieur, fondateur du Great Western Railway en Angleterre, écartement de 2140mm) récompensent des entreprises ferroviaires pour le design de leurs infrastructures et matériels roulants. La Renfe en a reçu une en 1992 (rénovation de la gare pour les Jeux Olympiques). Accessoirement, la SNCF en a reçu une en 1998 pour le X72500 (marquage apposé sur le X72550 uniquement).

 

         

 

 

Enigme

Que vient faire ce hibou factice au-dessus de cette porte ? Je vous le demande, car je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante. Il ne peut pas s’agir de superstition ou de société secrète ici. Le hibou fait partie du bestiaire de l’architecte Art Nouveau catalan Antoní Gaudí, mais il ne le traite pas de façon naturaliste. Il pourrait s’agir d’une façon d’effrayer les pigeons (cela se fait ailleurs), mais il n’y en a qu’au-dessus de 5 portes, alors qu’il y a bien plus de portes. Alors ?

 

         

 

Au revoir

 

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Texte et photos : Laurent Croharé

Mise en page : Nicole Pourrières

Commentaires (2)

chris
  • 1. chris | 03/01/2016

Laurent du grand art à tous les niveaux et grand merci à Dame Nicole pour la mise en onde. Ce reportage est super intéressant. Merci

Bernard dit Papy
  • 2. Bernard dit Papy | 03/01/2016

Merci Laurent pour ce magnifique et intéressant reportage . C'est un très plaisant dépaysement .
Amicalement
Bernard

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