Le viaduc de Caronte

Côte Bleue les étangs et Caronte NV

Dès 1882, la Compagnie des Chemins de Fer Méridionaux exploite une ligne entre Miramas et Port de Bouc.
Cette ligne à voie unique comporte un inconvénient majeur. Dans la zone de l'étang de Lavalduc , sa plate-forme se situe à un niveau inférieur à celui de la mer, le niveau de l'étang variant entre -11m et -8m, ce qui constitue un risque considérable.
En 1907, le P.L.M. rachète cette ligne et des travaux très importants sont réalisés pour la mettre en sécurité.
Par ailleurs, la section Miramas-Port de Bouc est réalisée à double voie.

C'est à bord d'une BB 75000 que nous quittons la gare de Miramas pour nous rendre à Martigues.
Au passage, nous franchirons les gares de Istres, Rassuen, Fos sur Mer, Port de Bouc et Croix-Sainte.

Dans cette vidéo, nous retrouvons l'ambiance du milieu des années 1990 le long de l'étang de Lavalduc.

Nous allons maintenant nous attarder sur l'un des points forts du parcours: le viaduc de Caronte.
Ce viaduc a été construit pour franchir le canal de Caronte (ou isthme de Caronte) qui relie l'étang de Berre à la Méditerranée.
O
n a retrouvé dans ce secteur des traces d'occupation humaine remontant à 800 / 700 avant notre ère.
C'est le seul ouvrage métallique important de la ligne car il s'agit d'un pont-treillis en acier, monté sur des piles en maçonnerie.
Sa longueur totale est de 942 m. Il comporte deux travées de 51,20 m, deux travées centrales de 57,20 et huit travées de 82,50 m.
Constituées d'un bloc treillis de 114 m de long, les deux travées centrales sont mobiles et peuvent pivoter sur leur pile médiane afin de dégager le passage aux bateaux d'un tirant d'air supérieur à 20m.
La motorisation de cet ensemble est constituée de deux moteurs à essence de 100 CV chacun (un moteur servant de réserve de secours).
Un moteur à air comprimé est chargé de "l'éclissage" des voies.
Construit en 1914, le viaduc a été dynamité par l'armée allemande en 1944.
Il a été rendu à la circulation en 1946 et reconstruit dans sa configuration d'origine en 1954.

         

         

         

         

Aux commandes de la travée pivotante... comme si vous y étiez.

         

         

         

         

          

On se retrouve prochainement en gare de Martigues.

 

Commentaires (3)

CHRIS VK
  • 1. CHRIS VK | 01/05/2013

Superbe reportage, c'est super de voir l'ingéniérie du système du pont, grand merci.

Bernard
  • 2. Bernard | 26/04/2013

Les extrémités des voies de la partie pivotante sont soulevées par un moteur pneumatique.
La voie se rabaisse en position normale et se verrouille donc automatiquement.
On peut assimiler ça à des vérins.

Philippe DESCENDIER
  • 3. Philippe DESCENDIER | 26/04/2013

Très beau reportage. Une petite question technique m'interpelle néanmoins.
Comment se fait le raccordement de la voie à chaque extrémité du pont, il semble que sur les photos, on voit une partie de la voie décallée par rapport à l'autre. Merci de m'éclairer si possible et bonne journée.

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