X 3800 Atlas

Qui n'a pas entendu parler du fameux "Picasso" commercialisé par les éditions Atlas ?
D'emblée, nous dirons que ce modèle est excellent, ne serait-ce que par son rapport qualité/prix.
Qu'avons-nous de nos jours pour 9,90€ ?
A ce tarif là, nous passerons sous silence quelques défauts mineurs et serons indulgents sur la présence de l'indicateur Flamand positionné en sortie d'échappement.
Encore faut-il pouvoir le faire rouler, ce qui en l'état n'est pas possible.
Deux pistes existent: soit le motoriser, soit en faire une fausse motrice.
Lorsque l'on fait le total du montant des diverses pièces pour faire une motorisation correcte, on a tôt fait d'abandonner car on rejoint le prix
d'un Picasso Mistral ou LS Model's d'occasion.
Nous allons donc nous pencher sur la seconde solution.
Au premier coup d'oeil, on constate, sans vouloir être un "fada du pied à coulisse" que l'écart entre châssis et bogies est trop faible et que les roues et essieux en plastique ne peuvent pas assurer un roulement correct.
La première opération va donc consister à démonter ces essieux.
Comme l'autorail n'est pas mal conçu, ces derniers sont maintenus en place par des carters qu'il suffit de dévisser.
Cette opération effectuée, il faut ensuite désolidariser la caisse encliquetée au châssis... en toute simplicité.
Il suffit en effet de glisser la lame d'un tournevis d'horloger entre les deux et d'écarter légèrement le flanc de caisse, de préférence côté compartiment moteur, question de facilité.
On découvre ainsi le châssis en métal moulé qui constitue un lest non négligeable ainsi que l'aménagement intérieur.
Un bon point pour la représentation du bloc moteur.

         

Selon la bonne vieille méthode du levier, nous allons séparer l'aménagement du châssis.
Toujours aucune difficulté.

Passons maintenant au démontage des bogies.
Ils sont vissés au châssis par l'intermédiaire de deux vis et maintenus par deux entretoises qui servent également de pivot.
Ces entretoises vont nous servir ultérieurement.

         

Comme nous l'avons vus précédement, l'écart entre châssis et bogies est trop faible.
Nous allons donc palier ce problème en découpant la colerette située au bout de chaque entretoise.
Cette opération terminée, il suffira de remettre les entretoises dans leurs logements en les laissant dépasser de 2 mm sous le châssis et de les maintenir en place par un point de colle (Superglue ou autre)
Assurez-vous que les entretoises soient bien d'équerre.

         

Occupons nous maintenant des bogies.
Vous l'avez fort probablement remarqué, la timonerie de freins est un moulage approximatif dans un plastique cassant.
De plus, en l'état, elle nuirait au débattement correct des nouveaux essieux, donc... on la supprime.
Agrandir légèrement les logements d'essieux à l'aide d'une petite lime ronde.

         

Pour ma part, j'ai choisi des essieux d' X 2800 Roco que j'ai trouvé chez Limousin Modélisme Train.
Ils entrent sans difficultés dans leurs logements au fond desquels vous aurez préalablement passé un tout petit peu de graisse au silicone.
A utiliser "avec modération" car c'est un redoutable isolant.
Il suffit ensuite de revisser le carter et de revisser temporairement les bogies au châssis pour s'assurer que tout est convenablement en place.

         

Maintenant, on redémonte les bogies car il va falloir réaliser une nouvelle timonerie de freins.
Pour ce faire, j'ai utilisé du profilé laiton de 4/10 ème que j'ai collé sur les extrémités de l'ancienne timonerie, débattement oblige.
Pour finir le tout, un petit coup de pinceau avec du gris mat Humbrol 66.

         

Je n'ai pas trouvé de solution à ma convenance pour équiper l'autorail d'un boîtier d'attelage à élongation.
Il a donc reçu un attelage à boucle classique.
Je n'entrerai pas non plus dans les détails de la décoration intérieure.
On peut partir d'une simple mise en peinture des sièges, du sol et des cloisons jusqu'à un détaillage sophistiqué.
Chacun appréciera selon ses goûts.
Il en sera de même pour l'éclairage.
Enfin, il suffira de réassembler l'autorail et de l'affecter en queue de rame sur une desserte secondaire où il tiendra parfaitement son rôle.

Commentaires

  • Bernard dit Papy
    • 1. Bernard dit Papy Le 18/01/2013
    Non seulement Bernard nous administre le site mais aussi une leçon de modélisme
    Quel administrateur

    Merci Bernard
  • Laurent
    • 2. Laurent Le 18/01/2013
    C'est nettement mieux et plus réaliste que de dépenser un sac d'écus pour une motorisation qui n'atteindra pas la qualité d'un modèle motorisé d'origine. Merci Bernard !
  • chris vankeer
    • 3. chris vankeer Le 19/01/2013
    parfait tout simplement, merci BERNARD
  • parachustite
    • 4. parachustite Le 24/10/2015
    bonsoir j ai vu sur le livre loco revue de novembre n 820 que les editions atlas on un kit de motorisation pour le picasso x3800 a 49e90
  • Olivier Legrand
    • 5. Olivier Legrand Le 09/08/2016
    qui n'a pas fait l'achat alléchant de ce X 3800 ? à la base, c'est pour de l'exposition, mais grace à vous, "Papy BerNard" tout ce transforme "magiquement"; merci encore pour vos bonnes astuces, Cordialement. (Olivier dit : Olive du "76")
  • nicolas81
    • 6. nicolas81 Le 08/01/2017
    Bonjour à tous.Pour avoir commandé et reçu le kit de motorisation ATLAS, je peux vous dire que le jeu n'en vaut pas la chandelle !! .Les chassis supportant les roues sont en feuille de laiton pliée,et prenant en meme temps l'axe des essieux . Mais surtout l'épouvantable transmission par courroie ne tient pas la comparaison avec une cascade d'engrenages ou une vis sans fin...Meme si une courroie est livrée en supplément. Du coup pour ne pas la laisser perdre , elle est partie donner vie à une draisine blindée allemande, dont heureusement l'axe des essieux des bogies correspondait .Seul me reste sur les bras le chassi en métal .
  • pierre
    • 7. pierre Le 27/04/2017
    Super vos explications
  • moreau jean
    • 8. moreau jean Le 23/01/2018
    bonjour je n'arrive pas à positionner mes deux courroies qui se mélangent en fonctionnement