140 C 231 LEMACO

HISTORIQUE

Les 140 C ETAT, PLM et SNCF

 

Dès 1909, l’Administration des Chemins de Fer de l’Etat qui vient de racheter la Compagnie des Chemins de Fer de l’Ouest, doit faire face à un manque flagrant de locomotives puissantes pour les services marchandises.

Une étude est lancée en 1912 afin de construire une nouvelle série de 140 à tender séparé qui devra s’inspirer des 140 livrées en 1908 par Henschel à trente exemplaires, elles-mêmes dérivant de 140 italiennes.

Mais dans le but d’obtenir des machines simples et robustes, ces nouvelles venues seront à simple expansion, deux cylindres, timbre peu élevé et surchauffe.

D’une masse modérée par essieu, elles pourront circuler sur toutes les lignes de la Compagnie, y compris les moins armées.

Les 140-101 à 120 sortent des usines S.A.C.M. de Belfort en 1913.

La même année, sont livrées les 140-121 à 145 par Schneider au Creusot et les 140-146 à 170 par Fives-Lille.

Du fait de la guerre, l’ETAT doit se tourner vers l’industrie britannique pour la construction des deux cents exemplaires suivants.

Les derniers seront livrés en 1918.

Les 140-337 à 340, 368 et 369 ainsi que les tendres 18-647 à 650, 678 et 679 disparaîtront en mer lors de leur transport.

Dans le même temps, le Ministère de la Guerre décide de commander, toujours à l’industrie britannique, soixante dix locomotives identique supplémentaires.

Elles sont destinées à la remorque de l’artillerie lourde sur voies ferrées (ALVF).

Les trente cinq premiers exemplaires sont construits en 1916, les trente cinq suivants ne seront livrés qu’en 1919 / 1920.

Ces machines neuves où quasi-neuves seront revendues aux Chemins de Fer de l’Est (140 ALVF 1 à 35 renumérotées 40001 à 400035) et au PLM (140 ALVF 36 à 70 renumérotées 140 K 1 à 35).

A l’origine, toutes les machines sont accouplés à un tender de 18 m3 de type ETAT à deux bogies.

Après la réforme des 150 X, la Région Est de la SNCF accouplera à certaines de ses 140 C des tenders 34 X afin d’augmenter considérablement la résearve en eau et en charbon.

Cet accouplement nécessitera la modification des traverses arrières des machines .

Sur la région Ouest, quelques tenders seront équipés d’un abri en tôle permettant de circuler tender en avant sur les lignes non pourvues de moyens de tournage.

Sur la région Ouest, les dernières 140 C cessent tout service en 1970.

Sur l’Est, leur carrière se poursuit sur le réseau de CFTA jusqu’en 1975 avec les 140 C 22, 38, 51 et287.

Le 20 novembre, la 140 C 38 ramènera la 140 C 287 au dépôt de Chalindrey pour restitution à la SNCF.

Le modèle miniature :

LEMACO à produit plusieurs versions de 140 C en nombre limité :

HO 113 : ETAT 140334, tender 18-664, vert, filets jaunes (50 exemplaires)

HO 113/1 : PLM 140 K 15, tender 18-44, vert, filets rouges (60 exemplaires)

HO 113/2 : SNCF 140 C 231, tender 18 C 482, région 3, vert, filets jaune (85 exemplaires)

HO 113/3 : SNCF 140 C 287, tender 18 B 579 , région 1, noir, filets rouges, (90 exemplaires)

HO 113/4 : SBCF 140 C 302, tender 18 C 421, région 3, Dabeg, vert, (35 exemplaires)

J’ai eu l’opportunité de trouer d’occasion le modèle de 140 C 231 qui a fréquenté, au cours de sa carrière, diverses gares de Charente Maritime dont La Rochelle.

Cette locomotive circule actuellement grâce à l’AJECTA.

Ma machine porte le numéro 43/85. Ses affectations successives sont les suivantes : Saint Mariens, Allemagne, Sotteville, Thouars, Bressuire, Saintes, La Rochelle, Saintes, Batignolles, Trappes, Mantes, Trappes.

Garée bon état (GBE) en 1970, elle a été vendue à l’AJECTA à Lonqueville (F-77)

      

     

     

  

Mon avis :

Sur ce type de matériel, il est indéniable que nous touchons le haut de gamme en matière de modélisme.

La reproduction à l’échelle HO est sublime ; les embiellages et les roues sont d’une finesse extrême.

Les strapontins de l’équipe de conduite sont amovibles, les détails de la cabine sont poussés à l’extrême, même le Flamand avec indication de vitesse est présent.

Question fonctionnement, la souplesse est extraordinaire et la puissance de  traction raisonnable en fonction de l’échelle (pas de roues bandagées)

La machine peut être digitalisée, mais à ce jour, je ne m’y suis pas résigné.

Il s’agit là plus d’un modèle de vitrine que d’un modèle à faire rouler.

D’autres marques ont reproduit ce modèle en HO : Jouef (proche du jouet) et surtout Liliput, qui, en 2007, nous a gratifiés d’une petite vapeur qui fonctionne à merveille dans une gamme de prix bien plus accessible.

 

Texte et photos : Philippe DESCENDIER

Mise en page : Nicole POURRIERES

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