Argentine 1 : Buenos Aires

L'argentine  I : Buenos Aires

 Réseau massacré par des privatisations sévères, des dictatures malsaines, qui l'ont réduit à portion congrue.
Construit dès 1857, il fût le plus grand réseau d'Amérique du sud, il occupa un temps la huitième place mondiale.
Construits par des capitaux argentins, mais aussi britanniques et français,
il a atteint quasi 100 000 km de rails, actuellement autour de 30 000 km.
Malheureusement, ce réseau est basé sur l'expansion à l'exportation du modèle agro industriel, et donc la plupart des lignes sont concentrées vers les plaines fertiles du nord ouest, la pampa.
Tout le réseau converge vers Buenos Aires.
A l'international, il existe des liaisons avec le Paraguay, la Bolivie, le Chili, le Brésil et l'Uruguay.
Par contre, parti vers le sud, Patagonie, force est de constater qu'il n y a jamais eu de connexions sud-nord, est-ouest,
j'ai croisé un grand nombre de lignes minières, abandonnées depuis longtemps,
seul existe encore dans ce patrimoine préservé à Esquel, le train a voie étroite "El Trochita".
Le relief de la Patagonie ne se prête guère au rail, mais surtout les distances et le faible taux d'habitants.
Le car règne en maître absolu, et à ce titre le syndicat des conducteurs de car est le plus puissant d'Argentine.
Il faut reconnaitre que le réseau s'est constitué dans l'anarchie des sociétés privées et de leurs besoins,
d'où une foule d'écartement de tous types.
A Buenos Aires, il existe encore quelques gares qui desservent (MITRE la plus importante), les lignes urbaines.
Dans le port de Buenos Aires, un grand triage ferré gère des céréaliers et des containers principalement.
Ce magnifique et immense pays a ferraillé son réseau ferré, le car règne en maître.
De privatisation en dictature, l'abandon et le chalumeau ont fait leurs œuvres, mais curieusement aujourd'hui,
de nombreux techniciens chinois spécialisés en transports en communs et fret ferré sillonnent le pays ...

                   


                   

         

         

         

         

         

         


    

         

          

         

                   

         

Texte et photos : Christian VANKEER

Dimensionnement et marquage des photos, mise en page : Nicole POURRIERES
 

Commentaires (3)

laurent
  • 1. laurent | 06/05/2018
Très intéressant. Y a-t-il des voitures spéciales aménagées pour danser le tango ?
Bernard dit Papy
  • 2. Bernard dit Papy (site web) | 06/05/2018
Bonjour à Tous ,
Merci pour le partage de ce lointain voyage , je n'ai jamais mis les pieds sur cette portion de notre planète .
Vivement les suites !

Amicalement
Bernard dit Papy
chris
  • 3. chris | 10/05/2018
merci de vos commentaires, mais non Laurent pas de tango woogie, mais en ville des écoles de tango.

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